MÉTÉO

INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE

       2.1) ÉVOLUTION DE LA TEMPÉRATURE ANNUELLE.

    En raison des expériences étalées sur plus de 62 années de pêche active, je puis affirmer que, dans l'ensemble, les grands froids ainsi que les fortes chaleurs ne sont pas favorables à la pêche du Bar.

Le froid les engourdit, la chaleur les indispose et leurs évolutions, leurs attaques se font plus limitées.

En fonction du froid, la saison du Bar pourra paraître plus limitée dans le nord que dans le sud de la France. Mais je crois que c'est surtout le nombre de jours de pêche réels, plus nombreux dans le Midi que dans le Nord qui sont à l'origine de cette anomalie.

Ce qui explique que sur le littoral algérien je puis me livrer à la recherche de Bars presque toute l'année, en dehors d'une période "creuse" s'étendant, en principe, de fin février à fin avril, encore que cette période ne soit pas immuablement stable.

    Il est, toutefois, flagrant qu'en hiver les bars hantent régulièrement les rocheuses côtes provençales abruptes tandis que sur les rivages bas et sablonneux du Languedoc Roussillon il faut attendre le mois de mars pour les voir regagner, à nouveau, les étangs nourriciers où ils prospèrent durant la belle saison.

    En fonction du froid encore, il arrive que les deux saisons actives du Bar, printemps et automne, soient ou plus précoces ou plus tardives, en relation directe avec la température locale. Au printemps, c'est parfois mai qui domine (étés précoces) parfois juin, et le début de juillet est encore excellent lors d'étés tardifs.

En automne, fin septembre, octobre, novembre sont les mois du Bar. Mais, lors d'hivers doux, décembre et même la première quinzaine de janvier sont souvent périodes fastes, dans le midi de la France.

 

       2.2) ÉVOLUTION DE LA TEMPÉRATURE JOURNALIÈRE.

    Il est indéniable que les heures fraîches de la nuit, du petit matin, du crépuscule rapportent bien souvent plus que toute autre heure de la journée. Ceci, bien entendu, étant valable pour la belle saison, la saison chaude, celle où les heures de canicule paraîtraient indisposer les Bars.

Mais la température n'est point le seul facteur prépondérant en la circonstance et le rôle de la marée vient y ajouter sa note piquante. A Soulac, si J. Elluin m'a vu prendre des loups tigrés le matin, très tôt, c'est bel et bien en plein midi qu'il a vu attaquer les loubines.

    Nous allons étudier en détail l'influence de la marée mais d'ores et déjà affirmons que toutes les heures de la journée, comme toutes les heures de la nuit peuvent donner lieu à des captures régulièrement suivies.

Et j'insiste, m'élevant contre la tendance généralement admise et considérant l'aube et le crépuscule comme les seuls moments favorables, dans la journée.

 

        Les notes ci-dessus sont extraites :

  • LES BARS, Pêche modernes et traditionnelles
  • Par Maurice CAUSSEL
  • Éditions du Gué l'Épine, Collection Patrimoine

 

 

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